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Ici on s’honore du titre de citoyen

Notes et Archives 1789-1794 lnglabfr.pngis a storehouse of documents and articles on the French Revolution. A great deal of labor has gone into this site. Anyone teaching the moral or political philosophy of the period, and who wants more than a second-hand feel for the thoughts & passions of the Revolution, will benefit from studying the materials gathered here. From the introduction by Philippe Royet:
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Source: Napoleonicmedals.org
under Coins, Hennin
Date: 1789
Vous ne trouverez pasYou will not find on this site a menu entitled “Philippe Royet tells the story of the French Revolution”. Hundreds of historians have already risked this exercise, and I seen no reason why I should be able to add to any of them by doing badly what has already been done better. No: I have created this site because I am trying patiently and humbly to gather together the documentary resource I could not even have dreamed of when I was trying to understand the Revolution over and above what Michelet has to say. In France, access to the historical record too often is available only to those who can pay, and when it isn’t, it requires more than I can give to profit from it. I refuse to believe that history should belong only to dusty boxes, to some lucky group of historians, or to a few fortunate people. sur ce site de menu “Philippe Royet raconte la Révolution française”.
Des centaines d’historiens se sont déjà risqués à cet exercice et je ne vois pas du tout ce que je pourrais être amené à apporter à qui que ce soit en faisant mal ce qui a déjà été mieux fait.
Non, non : j’ai créé ce site parce que j’essaie patiemment et avec humilité de constituer la source documentaire à laquelle je ne pouvais même pas rêver au moment où j'essayais de comprendre la Révolution par-dessus Michelet.
En France, l'accès au patrimoine historique est trop souvent payant, et quand il n'est plus payant, il faut être plus que ce que je suis pour en profiter.
Je refuse l'idée que l'histoire ne doit être que la propriété des cartons poussiéreux, d'un groupe d'historiens chanceux, ou de quelques heureux fortunés.
The documents include political documents, newspapers, trial records, and some scientific documents. The elector’s ticket below is from the section “Originaux”. There is also a section of “Réproductions” in which newspapers of the period, both for and against the Revolution, transcribed into 20th-century French, are given in as close a typographical form as possible to the originals. Anyone who has undertaken a task of that sort will recognize the labor it requires. From the section “Science, art et culture” I include here one stanza from the “Hymne pour la fête de la Révolution” by André Chénier.
Princes, nobles, prélats, nageaient dans l’opulence 
Le peuple gémissait de leurs prospérités ; 
Du sang de l’opprimé, des pleurs de l’indigence, 
Leurs palais étaient cimentés. 
En de pieux cachots, l’oisiveté stupide, 
Afin de plaire à Dieu à voir les mortels : 
Des martyrs périssant par un long suicide, 
Blasphémaient au pied des autels. 
L’injustice des rois, toujours si bien servie, 
Peuplait d’infortunés un repaire odieux : 
Au fond de ce tombeau, condamnés à la vie,
Ils expiraient sans voir les cieux. 
Ils n’existeront plus ces abus innombrables ; 
La sainte LIBERTÉ les a tous effacés ; 
Ils n’existeront plus ces monuments coupables ; 
Son bras les a tous renversés. 
Dix ans sont écoulés, nos vaisseaux rois de l’onde, 
Pour fonder sa puissance, ont traversé les mers ; 
Elle vient maintenant des bords du nouveau monde, 
Régner sur l’antique univers. 
De nos champs renommés elle aborde la rive, 
Ses pas sont entourés de citoyens guerriers ; 
Elle tient dans ses mains et le glaive et l’olive. 
Son front est couvert de lauriers. 
Au milieu des périls La Fayette est son guide : 
Depuis qu’en Amérique il devint son appui, 
Elle a suivi partout sa prudence intrépide ; 
Elle est toujours auprès de lui.
Chénier was executed by the Revolutionary Tribunal on 25 July 1794, one of the last victims of the Terror; not long after, Robespierre was himself put to death. Only two poems of Chénier were published in his lifetime.
The rest, preserved in manuscript, were first published as a whole in an unsatisfactory edition by Henri de Latouche in 1819; only in the 1860s was the critical edition envisioned by Sainte-Beuve in the 1830s finally undertaken by Becq de Fouquières (1862, revised 1872).
The articles include brief biographies of the principal figures, thematic summaries, maps, chronology, and an annotated bibliography. Here is an extract from an article on Saint-Just by Sophie Vidal:
Pour lui, le contrat social qui lie les citoyens est totalement à repenser. Dans cette nouvelle problématique, ce n’est plus Montesquieu mais Rousseau qui devient la référence. Mais, il déforme considérablement la pensée de Rousseau. L’Homme, pour Saint-Just, est naturellement sociable « tout ce qui respire est indépendant de son espèce et vit en société dans son espèce »*.  Il conçoit l’évolution historique de manière négative comme une lente altération vers « l’Etat sauvage » : « Ce grand philosophe (Rousseau) a pensé que l’homme avait commencé par être sauvage mais il a fini par là ». Ce qui le conduit à rejeter l’idée du contrat social qui n’est pour lui que le contrat politique qui a conduit à la régression des rapports humains. « J’ai appelé vie sociale celle des hommes réunis par un contrat écrit, autrement on ne m’aurait pas entendu mais ce que nous appelons contrat social n’est qu’un contrat politique ». De plus, dans sa pensée, le peuple est resté plus proche de la nature car il n’a pas été corrompu par la « loi politique » contrairement aux aristocrates.
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Source: Notes et Archives 1789-1794
Philippe Royet
Cette pensée est très pessimiste finalement et le pousse à se méfier des lois et des constitutions, toutes issues du contrat social, pour s’attacher à régénérer les mœurs par de saines « institutions » qui ne sont pas issues du Contrat. On voit donc qu’il y a une logique de la pensée de Saint-Just qui aboutit à la rédaction des « Institutions Républicaines ».
Publiées après sa mort, en 1800, les Institutions Républicaines sont composées de la compilation de notes de carnet de Saint-Just. Ils représentent une partie non négligeables de la pensée de Saint-Just. Il met en place les éléments de la Cité future, les Institutions sont conçus comme une utopie. D’ailleurs certains professeurs de français étudient des extraits des Institutions Républicaines pour montrer les caractéristiques de l’Utopie qui est tellement contraignante qu’elle devient une contre-Utopie.  
La méfiance envers les lois se retrouve avec plus de fermeté encore : « puisque j’ai prouvé que les premières sociétés n’étaient point soutenues mais furent détruites par la force, je dois conclure que toutes les législations étant organisées par la force, portaient un germe d’oppression et devaient périr. ». En ce sens, on peut trouver des similitudes frappantes avec Marat (la radicalité, la méfiance envers toute forme de gouvernement, le caractère profondément anti-démocratique de leurs pensées), d’ailleurs, ils ne cachaient pas leur profonde estime réciproque.
En fait, Sant-Just oppose « la loi sociale » basée sur l’amitié et l’amour qui unit les hommes et la « loi politique » qui a pour fondement la force, la violence et qui oppose les groupes entre eux. Donc, les institutions ont pour but de changer les mœurs pour les conformer à la loi sociale et repousser ainsi la loi politique. L’objectif final est de provoquer une « résurrection » de l’Etat de nature, pour rendre les lois inutiles à la garantie de la liberté et pour promouvoir une conscience publique. « Les institutions ont pour objet de mettre l’union dans les familles, l’amitié parmi les citoyens, de mettre l’intérêt public à la place de tous les autres intérêts, d’étouffer les passions criminelles… de former une patrie…et de substituer l’ascendant des mœurs à l’ascendant des hommes. »
D’où un mélange hétéroclite de libéralisme, et de rigueur morale absolue, qui déroute et dérange […]
These extracts are just a taste of the wealth of material available at the site. The French Revolution, like the American, is among those events that (as Kant said of the French) cannot but engage our interest as members of the “party of humanity”. In understanding such events, there is no substitute for consulting the original documents.

LinkApril 19, 2005 in History of Philosophy · Literature